Citations sur mal
Page 4

Élisée Reclus photo

“Prise dans son ensemble, l'œuvre de la nation conquérante, mélangée de bien et de mal et très complexe dans ses effets comme toutes les œuvres humaines, n'a pas eu pour résultante générale la diminution et l'abaissement des indigènes. Sans doute il s'est trouvé des hommes pour demander que la loi du talion historique soit appliquée aux Arabes et qu'ils soient « refoulés » vers le désert, comme ils refoulèrent jadis les Berbères vers les montagnes. En beaucoup d'endroits du Tell et aux alentours des villes ces procédés de « refoulement » ont même été mis en pratique, d'une manière indirecte et légale, « par voie d'expropriation pour cause d'utilité publique »; mais la plupart des Arabes sont encore en possession de leurs terres, et la part qui leur est restée serait largement suffisante pour les nourrir si elle appartenait aux cultivateurs eux-mêmes, et non pas à de grands chefs, vrais possesseurs sous le nom de la tribu. En dépit des injustices et des cruautés qui accompagnent toute prise de possession violente, la situation des Arabes n'a point empiré; celle des Kabyles, des Biskri, des Mzabites s'est améliorée, grâce à l'extension qui a été donnée à leurs industries et à leur commerce. L'Algérie a beaucoup plus reçu de la France qu'elle ne lui a rendu, et les habitants du pays, quoique non traités en égaux, ont à maints égards gagné en liberté depuis l'époque ou commandait le Turc.”

Élisée Reclus (1830–1905) géographe, écrivain et anarchiste français

Sur la colonisation de l'Algérie
Nouvelle géographie universelle: la terre et les hommes, 1881

Augustin d'Hippone photo
Augustin d'Hippone photo

“Si nous voulons nous en tenir à la vérité, nous reconnaîtrons que la persécution injuste est celle des impies contre l'Église du Christ, et que la persécution juste est celle de l'Église du Christ contre les impies. Elle est donc bienheureuse de souffrir persécution pour la justice, et ceux-ci sont misérables de souffrir persécution pour l'iniquité. L'Église persécute par l'amour, les autres par la haine; elle veut ramener, les autres veulent détruire; elle veut tirer de l'erreur, et les autres y précipitent. L'Église poursuit ses ennemis et ne les lâche pas jusqu'à ce que le mensonge périsse en eux et que la vérité y triomphe; quant aux donatistes, ils rendent le mal pour le bien; pendant que nous travaillons à leur procurer le salut éternel, ils s'efforcent de nous ôter le salut même temporel; ils ont un si grand goût pour les homicides, qu'ils se tuent eux-mêmes lorsqu'ils ne peuvent tuer les autres. Tandis que la charité de l'Église met tout en œuvre pour les délivrer de cette perdition afin que nul d'entre eux ne périsse, leur fureur cherche à nous tuer pour assouvir leur passion de meurtre, ou à se tuer eux-mêmes, de peur de paraître se dessaisir du droit qu'ils s'arrogent de tuer des hommes.”

Augustin d'Hippone (354–430) philosophe parmis les premiers Chrétien

Si ergo verum dicere vel agnoscere volumus, est persecutio injusta, quam faciunt impii Ecclesiæ Christi; et est justa persecutio, quam faciunt impiis Ecclesiæ Christi. Ista itaque beata est quæ persecutionem patitur propter justitiam (Mt 5, 10.); illi vero miseri qui persecutionem patiuntur propter injustitiam. Proinde ista persequitur diligendo, illi sæviendo; ista ut corrigat, illi ut evertant; ista ut revocet ab errore, illi ut præcipitent in errorem: denique ista persequitur inimicos et comprehendit, donec deficiant in vanitate, ut in veritate proficiant; illi autem retribuentes mala pro bonis (Ps 34, 12.), quia eis consulimus ad æternam salutem, etiam temporalem nobis conantur auferre, sic amantes homicidia, ut in seipsis ea perficiant, quando in aliis perpetrare non possunt. Sicut enim caritas laborat Ecclesiæ sic eos ab illa perditione liberare, ut eorum nemo moriatur; sic eorum laborat furor aut nos occidere, ut suæ crudelitatis pascant libidinem, aut etiam seipsos, ne perdidisse videantur occidendorum hominum potestatem.
la
Citations de saint Augustin, Lettres

Jean-Christophe Rufin photo
Thomas d'Aquin photo
Friedrich Nietzsche photo
Amélie Nothomb photo
François Mitterrand photo
Michel de Ghelderode photo
Jean-Jacques Rousseau photo
Ludwig Wittgenstein photo
Renaud Camus photo
Fedor Dostoïevski photo
George Orwell photo

“Car l'Homme est notre seul véritable ennemi. Qu'on le supprime, et voici extirpée la racine du mal. Plus à trimer sans relâche! Plus de meurt-la-faim!
L'homme est la seule créature qui consomme sans produire. Il ne donne pas de lait, il ne pond pas d'œufs, il est trop débile pour pousser la charrue, bien trop lent pour attraper un lapin. Pourtant le voici le suzerain de tous les animaux. Il distribue les tâches entre eux, mais ne leur donne en retour que la maigre pitance qui les maintient en vie. Puis il garde pour lui le surplus.”

Man is the only real enemy we have. Remove Man from the scene, and the root cause of hunger and overwork is abolished for ever. Man is the only creature that consumes without producing. He does not give milk, he does not lay eggs, he is too weak to pull the plough, he cannot run fast enough to catch rabbits. Yet he is lord of all the animals. He sets them to work, he gives back to them the bare minimum that will prevent them from starving, and the rest he keeps for himself.
en
Partie du discours de Sage l'Ancien
La Ferme des animaux, 1945

Nicolas Dupont-Aignan photo
Bernard Maris photo
Socrate photo
Marc Lévy photo
Carlos Fuentes photo
Friedrich Nietzsche photo

“Heureusement, j'appris entre-temps à distinguer le préjugé théologique du préjugé moral et cessai de chercher l'origine du mal dans les arrières-mondes.”

Friedrich Nietzsche (1844–1900) philologue, philosophe et poète allemand

Préface datée de 1886 de la Généalogie de la morale.
, 1887

Vernor Vinge photo
Marquis de Sade photo
Gilles Simon photo
Jean-Jacques Rousseau photo
Hunter S. Thompson photo
Jean-Jacques Rousseau photo

“Avoir un carrosse, un suisse, un maître d'hôtel, c'est être comme tout le monde. Pour être comme tout le monde, il faut être comme très peu de gens. Ceux qui vont à pied ne sont pas du monde; ce sont des bourgeois, des hommes du peuple, des gens de l'autre monde; et l'on dirait qu'un carrosse n'est pas tant nécessaire pour se conduire que pour exister. Il y a comme cela une poignée d'impertinents qui ne comptent qu'eux dans tout l'univers, et ve valent guère la peine qu'on les compte, si ce n'est pour le mal qu'ils font. C'est pour eux uniquement que sont faits les spectacles; ils s'y montrent à la fois comme représentés au milieu du théâtre, et comme représentants aux deux côtés; ils sont personnages sur la scène, et comédiens sur les bancs. C'est ainsi que la sphère du monde et des auteurs se rétrécit; c'est ainsi que la scène moderne ne quitte plus son ennuyeuse dignité : on n'y sait plus montrer les hommes qu'en habit doré. Vous diriez que la France n'est peuplée que de comtes et de chevaliers; et plus le peuple y est misérable et gueux, plus le tableau du peuple y est brillant et magnifique. Cela fait qu'en peignant le ridicule des états qui servent d'exemple aux autres, on le répand plutôt que de l'éteindre, et que le peuple, toujours singe et imitateur des riches, va moins au théâtre pour rire de leurs folies que pour les étudier, et devenir encore plus fous qu'eux en les imitant. Voilà de quoi fut cause Molière lui-même; il corrigea la cour en infectant la ville : et ses ridicules marquis furent le premier modèle des petits-maîtres bourgeois qui leur succédèrent.”

Concernant l'emprise de la grande société sur la représentation théâtrale.
Julie ou la Nouvelle Héloïse, 1761

Jean-Jacques Rousseau photo
Robert Sheckley photo

“Pour la carotte, le lapin est la parfaite incarnation du mal.”

Robert Sheckley (1928–2005) écrivain américain

Variante: Pour la carotte, le lapin est la parfaite incarnation du Mal.

Jean-Jacques Rousseau photo
Jean Baudrillard photo

“On se rend mal compte combien le dressage actuel à la consommation systématique et organisée est l'équivalent et le prolongement, au 20e siècle, du grand dressage, tout au long du 19e siècle, des populations rurales au travail industriel.”

Jean Baudrillard (1929–2007) philosophe et sociologue français

La Société de consommation (1970), Deuxième partie : Théorie de la consommation, La logique sociale de la consommation, Différenciation et société de croissance

Howard Bloom photo
Ivan Illich photo
Paul Léautaud photo
Miguel de Cervantes photo
Coco Chanel photo

“Si une femme est mal habillée, on remarque sa robe mais si elle est impeccablement vêtue, c'est elle que l'on remarque.”

Coco Chanel (1883–1971) créatrice, modiste et grande couturière française

fr
Citation de Coco Chanel

Michaël Laitman photo
François Mitterrand photo

“Celui qui croit que le personnage qu'il joue lui sied mal ne le sauroit bien jouer, et qui se défie d'avoir de la grâce ne l'a jamais bonne.”

Antoine Gombaud, chevalier de Méré (1607–1684) écrivain français

Le Chevalier de Méré ou De l’honnête homme au XVIIe siècle, Sainte-Beuve, Revue des Deux Mondes, T. 21, 1848, url, Le Chevalier de Méré ou De l’honnête homme au XVIIe siècle, http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Chevalier_de_M%C3%A9r%C3%A9_ou_De_l%E2%80%99honn%C3%AAte_homme_au_XVIIe_si%C3%A8cle

Loïc Decrauze photo
Confucius photo

“Rendez la justice pour le mal, et le bien pour le bien.”

Confucius (-551–-479 avant J.-C.) penseur et philosophe chinois
Jean Giono photo
Oscar Wilde photo

“Un livre n'est point moral ou immoral. Il est bien ou mal écrit. C'est tout.”

There is no such thing as a moral or an immoral book. Books are well written, or badly written. That is all.
en
Le Portrait de Dorian Gray ('), 1890

Jean-François Copé photo
George Sand photo
Christine Boutin photo

“[…] je pense que ce texte met à mal les droits fondamentaux, c'est-à-dire les droits de l'homme, donc ça va bien au delà du problème des homosexuels […].”

Christine Boutin (1944) femme politique française

Autour du débat suite à la proposition de loi socialiste visant à instituer le mariage pour tous
Le mariage pour tous

Dominique Fernandez photo
Rocé photo
Marguerite Yourcenar photo
Loïc Decrauze photo
J. D. Salinger photo
Alan Greenspan photo

“Si vous m'avez compris, c'est sans doute que je me suis mal exprimé!”

L'une de ses plus célèbres sentences.

Léon Bloy photo
Thomas Mann photo
Loïc Decrauze photo
Paul Léautaud photo
Luc Ferry photo
Thomas Jefferson photo

“Chez vous, chers citoyens, vous-mêmes savez au mieux si nous avons fait bien ou mal. La suppression d'agences non nécessaires, d'inutiles établissements et dépenses, nous a permis d'interrompre nos taxes internes. Celles-ci couvrant notre terre d'agents, et ouvrant nos portes à leurs intrusions, avaient déjà entamé ce processus de sanction intime qui, une fois lancé, peut rarement être empêché d'atteindre successivement chaque article de produit et de propriété.”

Thomas Jefferson (1743–1826) président des États-Unis entre 1801 et 1809, également philosophe, agronome, inventeur, architecte,

At home, fellow citizens, you best know whether we have done well or ill. The suppression of unnecessary offices, of useless establishments and expenses, enabled us to discontinue our internal taxes. These covering our land with officers, and opening our doors to their intrusions, had already begun that process of domiciliary vexation which, once entered, is scarcely to be restrained from reaching successively every article of produce and property.
en
Second discours inaugural, 4 mars 1805

Yasmina Khadra photo

“Comment t’as fait pour t’en sortir? lui demande Einstein éberlué.
— J’sais pas. Là-bas, on se pose pas ce genre de question. On est là, et c’est tout. Tu t’y habitues. Tu crois que le plus dur est passé, mais t’es jamais au bout de tes surprises. C’est comme si tu marchais dans la vallée des ténèbres. Plus tu avances, plus tu t’enfonces. Et plus tu relèves, et plus tu te dis c’est pas possible, j’suis mort, c’sont d’autres diables qui prennent possession de mon corps. Je vous jure que c’est la vérité. Tu te dis je me connais, je connais mes limites, j’peux pas avoir parcouru tout ce chemin et rester vivant. C’est dingue. C’est ainsi que j’ai appris qu’un homme est capable d’aller au-delà de la mort et de revenir. Ça m’est arrivé. Vous savez ce qu’est le mitard? Eh bien, ça n’a rien à voir avec ce que l’on imagine, car il dépasse l’imagination. Toucher le fond, ça a du sens, au mitard. Quelqu’un qui a pas échoué au mitard peut pas savoir ce que c’est, toucher le fond. T’es au bas de l’échelle, et tu es absorbé par le sol comme une rinçure. Tu disparais de la surface de la Terre. T’es tellement mal que tu cesses de souffrir. Les minutes deviennent des jours, et les jours des éternités. Tu te mets à voir des choses incroyables, et le mur, dans le noir total, a soudain des oreilles et des yeux. C’est au mitard que j’ai senti la présence du Seigneur. Il était si près que je percevais son souffle sur mon visage. Il avait de la peine pour moi…”

Yasmina Khadra (1955) écrivain algérien

L’Olympe des Infortunes, 2010

Friedrich Nietzsche photo
Georges Jacques Danton photo
René Boylesve photo
David Ruelle photo
Jean Baudrillard photo

“Le service militaire est une période où on mange très mal, mais qui nourrit les conversations pour toute la vie.”

Pierre Daninos (1913–2005) écrivain et humoriste français

(Pierre Daninos - « Le Jacassin ».
Le Jacassin, Citation rapportée

Cormac McCarthy photo
August Strindberg photo
George Sand photo
André Breton photo
Anaïs Nin photo
Nicolas Sarkozy photo
Daniel Pennac photo
Étienne de La Boétie photo
Maxence Caron photo
Cormac McCarthy photo
Voltaire photo
Sénèque photo
Claire Castillon photo

“L'amour est ta plaie quand tu vas mal et un pensum quand tu vas mieux.”

Claire Castillon (1975) écrivaine française

Les bulles (2010)

Philippe Barbarin photo
Léon Tolstoï photo

“Tout le mal vient de ce que les hommes croient que certaines situations existent où l’on peut agir sans amour envers les hommes, tandis que de telles situations n’existent pas. Envers les choses, on peut agir sans amour : on peut, sans amour, fendre le bois, battre le fer, cuire des briques; mais dans les rapports d’homme à homme l’amour est aussi indispensable que l’est par exemple la prudence dans les rapports de l’homme avec les abeilles. La nature le veut ainsi, c’est une nécessité de l’ordre des choses. Si l’on voulait laisser de côté la prudence quand on a affaire aux abeilles, on nuirait aux abeilles et on se nuirait à soi-même. Et pareillement il n’y a pas à songer à laisser de côté l’amour quand on a affaire aux hommes. Et cela n’est que juste, car l’amour réciproque entre hommes est l’unique fondement possible de la vie de l’humanité. Sans doute un homme ne peut pas se contraindre à aimer, comme il peut se contraindre à travailler; mais de là ne résulte point que quelqu’un puisse agir envers les hommes sans amour, surtout si lui-même a besoin des autres hommes. L’homme qui ne se sent pas d’amour pour les autres hommes, qu’un tel homme s’occupe de soi, de choses inanimées, de tout ce qui lui plaira, excepté des hommes! De même que l’on se saurait manger sans dommage et avec profit que si l’on éprouve le désir de manger, de même on ne peut agir envers les hommes sans dommage et avec profit si l’on ne commence point par aimer les hommes.”

ru
Résurrection, 1899

Jean-Jacques Rousseau photo
Alain Rey photo
Pierre Desproges photo

“Car ni l'homme ni l'ange ne peuvent discerner l'hypocrisie : c'est le seul mal qui dans le ciel et sur la terre est invisible, excepté à Dieu…”

John Darnton (1941) journaliste et écrivain américain

Extrait d'un poème épique de John Milton écrit en 1667 et intitulé Le Paradis perdu.
La Conspiration de Darwin (The Darwin Conspiracy), 2005

Marlon Brando photo
Léon Tolstoï photo
Mélanie Vincelette photo
Maria Valtorta photo
Dante Alighieri photo