Citations sur le faute
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“Pour Childe Harold, Rome était le plus parfait des terrains de méditation. Le monde ne pouvait contenir de plus belle réserve de thèmes byroniens. Grandeur et décadence, ruine et beauté, des lieux communs sublimes s'élevaient à chaque carrefour… Méditation sur la tombe de Cecilia Metella. Qui était-elle, cette grande dame qui dormait dans une forteresse? Avait-elle été chaste et belle? De celles qui aiment leur seigneur, ou de celles qui aiment le seigneur des autres? Etait-elle morte jeune, un dernier rayon rose sur ses joues enfantines, ou très vieille, avec de longues tresses gris argent? Il avait pour la mort tant de goût sensuel qu'il s'attendrissait sur cette morte inconnue… Rêverie sur le Palatin. Les oiseaux de nuit s'y répondaient parmi les pierres couvertes de lierre qui avaient formé le palais des empereurs… Eternelle morale de toute histoire humaine. La Liberté engendre la Gloire, puis la Gloire la Richesse, la Tyrannie qui ramène les Barbares, et le cycle recommence… Rhétorique? Oui, sans doute. Mais il faut des rhéteurs… Au Colisée, par un soir de clair de lune où les étoiles tremblaient sous les arcs frangés de fleurs sauvages, dans ce cercle magique hanté par les grands morts, contre ceux qui l'avaient fait souffrir, contre « sa Clytemnestre morale », contre les insulteurs de son exil, il évoqua sa déesse favorite, Némésis, et le temps vengeur.”

André Maurois (1885–1967) romancier essayiste et historien de la littérature français

Don Juan ou la vie de Byron, 1952

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“En principe, il faut étudier une culture pendant une considérable période de temps pour émettre ne serait-ce qu'un jugement provisoire.”

Jeff Sutton (1913–1979) écrivain américain de science-fiction

Le Cerveau solitaire, 1970

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“Il faut apprendre aux enfants le terme propre, et leur laisser trouver le terme figuré.”

Joseph Joubert (1754–1824) philosophe et essayiste français

Tome 1, De l'éducation.

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“…les entrailles éternellement immobiles et de ce fait ineffablement transcendantes qu’on appelle, faute de mieux, l’âme.”

Imre Kertész (1929–2016) écrivain hongrois

Journal de galère , Hongrie 1992, France 2010

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“Les bonnes lois ne peuvent rien, où il n'y a pas de bonnes armes; et où il y a de bonnes armes, il faut qu'il y ait de bonnes lois.”

La citation précédente provient d'une traduction ; la même citation à partir d'une autre traduction donne un sens tout différent : « Comme il ne peut y avoir de bonnes lois là où il n'y a pas de bonnes armes ; et comme partout où il y a de bonnes armes, il y a nécessairement de bonnes lois, je m'abstiendrai de traiter des lois et parlerai des armes. » (traduction d'Yves Lévy). Vu la façon de penser de Machiavegli, il est fort probable que ce soit la deuxième traduction qui soit juste.
Le Prince, 1532

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“(21) Il vaut mieux (qui en doute?) amener par l'instruction les hommes au culte de Dieu que de les y pousser par la crainte de la punition ou par la douleur; mais, parce qu'il y a des hommes plus accessibles à la vérité, il ne faut pas négliger ceux. qui ne sont pas tels. L'expérience nous a prouvé, nous prouve encore que la crainte et la douleur ont été profitables à plusieurs pour se faire instruire ou pour pratiquer ce qu'ils avaient appris déjà. On nous objecte cette sentence d'un auteur profane : « Il vaut mieux, je crois, retenir les enfants par la honte et l'honnêteté que par la crainte (Térence, Adelph., acte I, scène 1.). » Cela est vrai; les meilleurs sont ceux qu'on mène avec le sentiment, mais c'est la crainte qui corrige le plus grand nombre. Car, pour répondre par le même auteur, c'est lui aussi qui a dit : « Tu ne sais rien faire de bien si on ne t'y force. » L'Ecriture divine dit à cause des meilleurs : « La crainte n'est pas dans la charité; mais la charité parfaite met la crainte dehors (I Jean, IV, 18.); » et, à cause de ceux qui valent moins et sont en plus grand nombre : « Ce n'est pas avec des paroles que le mauvais serviteur sera corrigé; car lorsqu'il comprendra, il n'obéira point (Prov. XXIX, 19.). » En disant que des paroles ne le corrigeront point, l'Ecriture n'ordonne pas qu'on le délaisse, mais nous fait entendre ce qu'il faut faire : autrement elle ne dirait pas : « des paroles ne le corrigeront point, » mais seulement : « il ne se corrigera pas. » Aussi elle nous apprend, dans un autre endroit, que non-seulement le serviteur, mais encore le mauvais fils, doit être châtié et avec grand profit; car, dit-elle, « tu le frappes de la verge, mais tu délivres son âme de la mort (Ibid. XXIII,14.), » et ailleurs : « Épargner le châtiment, c'est haïr son fils (Ibid. XIII, 24. ). » (…) Mais cependant, avant de devenir de bons fils et de désirer d'être dégagés des liens du corps [littéralement : de la concupiscence] pour être avec le Christ (6. Philip. I, 23.), plusieurs, comme de mauvais serviteurs et en quelque sorte de méchants fugitifs, sont ramenés à leur Seigneur par le fouet des douleurs temporelles. (…) (23) Pourquoi l'Église ne forcerait-elle pas au retour les enfants qu'elle a perdus, puisque ces enfants perdus forcent les autres à périr? Si, au moyen de lois terribles, mais salutaires, elle retrouve ceux qui n'ont été que séduits, cette pieuse mère leur réserve de plus doux embrassements et se réjouit de ceux-ci beaucoup plus que de ceux qu'elle n'avait jamais perdus. (…).”

Augustin d'Hippone (354–430) philosophe parmis les premiers Chrétien

21. Melius essa, quidem quis dubitaverit ?, ad Deum colendum doctrina homines duci, quam pœnæ timore vel dolore compelli: sed non quia isti meliores sunt, ideo illi qui tales non sunt, neglegendi sunt. Multis enim profuit (quod experimentis probavimus et probamus) prius timore vel dolore cogi, ut postea possent doceri, aut quod jam verbis didicerant, opere sectari. Proponunt nobis quidam sententiam cujusdam sæcularis auctoris, qui dixit: Pudore et liberalitate liberos retinere, satius esse credo, quam metu (TEREN., Adel., 1, 57-58.). Hoc quidem verum est; sed sicut meliores sunt quos dirigit amor, ita plures sunt quos corrigit timor. Nam ut de ipso auctore istis respondeatur, apud illum etiam legunt: Tu nisi malo coactus, recte facere nescis (TEREN., Adel., 1, 69-75 (loc. adbrev. a CICER., Actio in Verr. 3, 62.)). Porro autem Scriptura divina, et propter illos meliores dixit: Timor non est in caritate; sed perfecta caritas foras mittit timorem (1 Io 4, 18.); et propter hos inferiores, qui plures sunt, ait: Verbis non emendabitur servus durus; si enim et intellexerit, non obediet (Prov 29, 19. ). Cum dixit, verbis eum non emendari, non eum jussit deseri, sed tacite admonuit unde debeat emendari: alioquin non diceret: Verbis non emendabitur; sed tantummodo diceret: « Non emendabitur ». Alio quippe loco dicit non solum servum, sed etiam filium indisciplinatum plagis esse cœrcendum; et magno fructu: nam: Tu quidem, inquit, percutis eum virga; animam vero ejus liberabis a morte (Prov 23, 14.); et alibi dicit: Qui parcit baculo, odit filium suum (Prov 13, 24.). (...) Sed tamen antequam dicant boni filii: Concupiscentiam habemus dissolvi, et esse cum Christo (Phil 1, 23.); multi prius, tamquam mali servi et quodammodo improbi fugitivi, ad Dominum suum temporalium flagellorum verbere revocantur. (...) (23) Cur ergo non cogeret Ecclesia perditos filios ut redirent, si perditi filii cœgerunt alios ut perirent? Quamvis etiam illos quos non cœgerunt, sed tantummodo seduxerunt, si per terribiles sed salubres leges in eius gremium revocentur (Mt 18, 12-13; Lc 15, 4-7.), blandius pia mater amplectitur, et de illis multo amplius quam de his quos numquam perdiderat, gratulatur. (...)
la
Citations de saint Augustin, Lettres

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“Faire tout ce qu'il faut pour anéantir l'adversaire. Mais un fois qu'il a montré que c'était lui qui tenait le bon bout, s'allier de même cœur avec lui.”

Henry de Montherlant (1895–1972) romancier, essayiste, auteur dramatique et académicien français

Le Solstice de juin, 1941

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“Notre problème, ce n'est pas les étrangers, c'est qu'il y a overdose. C'est peut-être vrai qu'il n'y a pas plus d'étrangers qu'avant la guerre, mais ce n'est pas les mêmes et ça fait une différence. Il est certain que d'avoir des Espagnols, des Polonais et des Portugais travaillant chez nous, ça pose moins de problèmes que d'avoir des musulmans et des Noirs […] Comment voulez-vous que le travailleur français qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15 000 francs, et qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50 000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler! [applaudissements nourris] si vous ajoutez à cela le bruit et l'odeur [rires nourris], eh bien le travailleur français sur le palier devient fou. Et il faut le comprendre, si vous y étiez, vous auriez la même réaction. Et ce n'est pas être raciste que de dire cela. Nous n'avons plus les moyens d'honorer le regroupement familial, et il faut enfin ouvrir le grand débat qui s'impose dans notre pays, qui est un vrai débat moral, pour savoir s'il est naturel que les étrangers puissent bénéficier, au même titre que les Français, d'une solidarité nationale à laquelle ils ne participent pas puisqu'ils ne paient pas d'impôt! […] Il faut que ceux qui nous gouvernent prennent conscience qu'il y a un problème de l'immigration, et que si l'on ne le traite pas ­ et, les socialistes étant ce qu'ils sont, ils ne le traiteront que sous la pression de l'opinion publique ­ les choses empireront au profit de ceux qui sont les plus extrémistes.”

Le bruit et l'odeur

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“Je suis un libertaire. Je ne crois pas en Dieu, mais je n'ai rien contre, ce qui est assez logique sachant que pour être contre tel ou tel, encore faut-il préjuger de son existence.”

Jean Rollin (1938–2010) cinéaste français

Phrase prononcée en annexe d'une réponse à des questions sur les réactions, en 1968, de supposées [ligues de vertu marxistes-léninistes] (jugées par Jean Rollin [encore plus vétilleuses que leurs homologues catholiques] ) à son film Le Viol du vampire, initialement projeté au Styx, célèbre cinéma du Quartier latin, à Paris, avant et pendant les événements de Mai 1968.
Sur Dieu

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“Il faut concevoir l’État contemporain comme une communauté humaine qui, dans les limites d’un territoire déterminé […], revendique avec succès pour son propre compte le monopole de la violence physique légitime.”

Staat ist diejenige menschliche Gemeinschaft, welche innerhalb eines bestimmten Gebietes […] das Monopol legitimer physischer Gewaltsamkeit für sich (mit Erfolg) beansprucht.
de
Le Savant et le politique, 1959

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“Avoir du mérite à s'abstenir d'une faute, c'est une façon d'être coupable.”

Marguerite Yourcenar (1903–1987) écrivaine française

Alexis (1929)

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“Il faut se défaire de la partialité du moi individuel et passionné pour se hausser à l’universalité du moi rationnel.”

Pierre Hadot (1922–2010) philosophe, historien et philologue français, spécialiste de l'Antiquité

La Philosophie comme manière de vivre (2001)

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“Il faut compter ses richesses par les moyens qu'on a de satisfaire ses désirs.”

Antoine François Prévost (1697–1763) romancier, historien, journaliste, traducteur et homme d’Église français

L'Histoire du chevalier des Grieux et de Manon Lescaut (1731)

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“On ne reçoit pas la sagesse, il faut la découvrir soi-même après un trajet que personne ne peut faire pour nous, ne peut nous épargner.”

In Search of Lost Time, Remembrance of Things Past (1913-1927), Vol II: Within a Budding Grove (1919)

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“En toute chose il faut considérer la fin.”

Jean de La Fontaine (1621–1695) poète, fabuliste, conteur et auteur dramatique français

Fables (1668–1679)

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“Les chaînes du mariage sont si lourdes qu'il faut être deux pour les porter; quelquefois trois.”

Alexandre Dumas (1802–1870) écrivain et dramaturge français, père de l'écrivain et dramaturge homonyme

Attributed

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“Cet enseignement, c'est qu'il faut vivre comme on pense, sinon, tôt ou tard, on finit par penser comme on a vécu.”

Paul Bourget (1852–1935) écrivain et essayiste catholique français

The Demon of Noonday (1914)

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“Il ne faut pas s’offenser que les autres nous cachent la vérité puisque nous nous la cachons si souvent à nous-mêmes.”

François de La Rochefoucauld (1613–1680) écrivain, moraliste et mémorialiste français

Later Additions to the Maxims

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“Ah! comme vous dites, il faut glisser sur bien des pensées, et ne faire pas semblant de les voir.”

Marie de Sévigné (1626–1696) écrivain française

Hoyt's New Cyclopedia Of Practical Quotations

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“Et le combat cessa faute de combattants.”

Le Cid (1636)
Variante: Et le combat cessa, faute de combattants.

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“À vous il faut la vie naturelle, à moi la vie factice.”

Edgar Degas (1834–1917) peintre français

1876 - 1895

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“Il faut, autant qu'on peut, obliger tout le monde:
On a souvent besoin d'un plus petit que soi.”

Jean de La Fontaine (1621–1695) poète, fabuliste, conteur et auteur dramatique français

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“Il faut avoir une haute idée, non pas de ce qu'on fait, mais de ce qu'on pourra faire un jour; sans quoi ce n'est pas la peine de travailler.”

Edgar Degas (1834–1917) peintre français

posthumous quotes, Degas Dance Drawing' (1935)

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“Un livre est une bouteille jetée en pleine mer sur laquelle il faut coller cette étiquette: attrape qui peut.”

Alfred de Vigny (1797–1863) romancier, dramaturge et poète français

Journal d'un poète (1867)

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“Il faut aimer n'importe qui, n'importe quoi, n'importe comment, pourvu qu'on aime.”

Alexandre Dumas fils (1824–1895) écrivain et dramaturge français, fils de l'écrivain et dramaturge homonyme
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“Pour juger un homme, au moins faut-il être dans le secret de sa pensée, de ses malheurs, de ses émotions; ne vouloir connaître de sa vie que les événements matériels, c'est faire de la chronologie, l'histoire des sots!”

Honoré de Balzac (1799–1850) romancier, critique littéraire, essayiste, journaliste et écrivain français

The Wild Ass’s Skin (1831), Part II: A Woman Without a Heart

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“Il faut bonne mémoire après qu'on a menti.”

Le Menteur (The Liar) (1643)

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“Le succès de la plupart des choses dépend de savoir combien il faut de temps pour réussir.”

Montesquieu (1689–1755) écrivain et philosophe français

Pensées Diverses