Citations sur l'oubli

Une collection de citations sur le thème de oubli, pluie, bien-être, tout.

Meilleures citations sur l'oubli

„L'oubli est une forme de lâcheté et la vengeance, une forme de fidélité.“

—  Léon Schwartzenberg cancérologue et professeur français 1923 - 2003

français

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„Mon remords marche si lentement que le pardon et l'oubli le rattrapent toujours.“

—  Marco Denevi écrivain argentin 1922 - 1998

Mi culpa marcha tan lenta que siempre la alcanzan el perdón y el olvido.
es

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„La télévision fabrique de l'oubli. Le cinéma fabrique des souvenirs.“

—  Jean-Luc Godard cinéaste franco-suisse 1930

De Jean-Luc Godard le réalisateur, Autres citations

„Seuls les plus chanceux sont capables d'oublier.“

—  James Sallis romancier américain 1944

, 2005

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„Le seul moyen efficace de supporter la vie, c'est d'oublier la vie.“

—  Hippolyte Taine philosophe et historien français 1828 - 1893

Voyage en Italie

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„La seule façon d'oublier qu'on a qu'une vie, c'est d'avoir plusieurs femmes.“

—  Philippe Bouvard animateur français 1929

Citation

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„La pensée de la mort nous trompe, car elle nous fait oublier de vivre.“

—  Luc de Clapiers, marquis de Vauvenargues moraliste et essayiste français 1715 - 1747

Reflections and Maxims (1746)

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„On ne peut oublier le temps qu'en s'en servant.“

—  Charles Baudelaire poète français 1821 - 1867

Journaux intimes (1864–1867; published 1887), Mon cœur mis à nu (1864)

Toutes citations sur l'oubli

Un total de filtre 132 citations:

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„Un être typiquement morbide ne deviendra jamais sain, et pourra encore moins se rendre la santé; pour quelqu'un de typiquement sain, au contraire, le fait d'être malade peut être un stimulant énergique de vie, du « plus-vivre ». C'est en fait ainsi que m'apparaît maintenant cette longue période de maladie : je découvris pour ainsi dire la vie, y compris moi-même, avec des yeux neufs, je savourai toutes les bonnes — et même les petites — choses, comme d'autres auraient du mal à les savourer — je fis de ma volonté de santé et de vie ma philosophie… Car, qu'on y prenne bien garde : mes années de plus faible vitalité furent celles où je cessai d'être pessimiste : l'instinct de l'« autoreconstitution » m'interdisait une philosophie de la pauvreté et du découragement… Et à quoi, au fond, reconnaît-on l' épanouissement physique? À ce qu'un être épanoui fait du bien à nos sens; à ce qu'il est taillé dans un bois qui est à la fois ferme, tendre et odorant. Il n'a de goût que pour ce qui lui fait du bien; son plaisir, son envie, cesse là où la mesure de ce qui convient est franchie. Il invente des remèdes contre les lésions, il exploite à son avantage les hasards malencontreux : ce qui ne le fait pas périr lui donne des forces. D'instinct, de tout ce qu'il voit, entend et vit, il amasse son propre capital : il est un principe de sélection, il élimine bien des choses. Il est toujours dans sa société bien à lui, qu'il commerce avec des livres, des hommes ou des paysages; par son choix, il honore ce qu'il a choisi, ce qu'il admet, ce à quoi il fait confiance. À toutes sortes de sollicitations, il réagit lentement, avec cette lenteur dont une longue prudence et une fierté délibérée lui ont imposé la discipline. Bien loin d'aller au-devant d'elle, il examine attentivement la sollicitation qui se présente à lui. Il ne croit ni à la « malchance », ni à la « faute » : il vient à bout de lui-même et des autres, il sait oublier“

—  Friedrich Nietzsche, livre Ecce homo

il est assez fort pour que tout, nécessairement, tourne à son avantage. Eh bien, je suis tout le contraire d'un décadent : car c'est moi-même que je viens de décrire.
Ecce homo, 1888, Pourquoi je suis si sage

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„La charité entra dans mon cœur avec le besoin de m'oublier toujours, et depuis lors je fus heureuse.“

—  Thérèse de Lisieux carmélite française (+1897), déclarée sainte et docteur de l’Église 1873 - 1897

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„Les tromperies dominantes de l'époque sont en passe de faire oublier que la vérité peut se voir aussi dans les images.“

—  Guy Debord écrivain, essayiste, cinéaste et révolutionnaire français. 1931 - 1994

Panégyrique tome second, 1997

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„Hé! Hé! Je me demande si l'institution des castrats ne fut pas la réponse qu'inventa le génie italien pour éluder les prescriptions trop sévères du code d'honneur castillan. Il est remarquable que le premier castrat soit apparu après, seulement après l'implantation des Espagnols dans la péninsule, et que le royaume de Naples, où ils restèrent deux siècles et demi, sans compter le règne de Charles, ait acquis pour ainsi dire le monopole du recrutement et de la formation des dessus. Sans cette échappatoire, le brillant chérubin italien aurait fini comme le sombre don Juan, victime tragique de la monogamie et du culte de la puissance virile. L'Italie, et surtout le royaume de Naples, se trouvèrent soumis à un code de l'honneur pour lequel ils n'étaient pas du tout préparés. L'invention des castrats, et en général la diffusion de la mode des travestis sur la scène, furent une trouvaille spécifiquement napolitaine, une ruse de l'instinct populaire, une protestation contre les règles insupportables de la morale castillane. En allant admirer des castrats, ou des femmes qui chantaient des rôles masculins, on prenait le droit, en quelque sorte, de s'attarder dans indétermination sexuelle, d'oublier les tâches de la maturité. Comment se rappeler qu'on avait le devoir d'être un homme, si ceux dont on applaudissait l'incomparable voix se trouvaient dispensés de cette obligation! Un grand capitaine, un roi, un conquérant, César, Alexandre lui-même! dépouillés de leur puissance virile tout en gardant leur pouvoir de séduction : quelle aubaine pour des gens dont la sensualité subtile, complexe et hésitante s'accommodait fort mal des prescriptions brutales d'un code sans nuances, qui était par surcroît celui des occupants.“

—  Dominique Fernandez, livre Porporino ou les Mystères de Naples

Porporino ou les Mystères de Naples, 1974

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„On oublie ce qu'on a besoin de se rappeler et on se souvient de ce qu'il faut oublier.“

—  Cormac McCarthy écrivain américain 1933

, 2006

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„Je défais le lit et je m’allonge sur le matelas nu, supposant qu’un malaise va s’emparer de moi à sentir le fantôme d’un autre homme subsister dans ses odeurs et les débris de sa vie. Mais je ne ressens rien de pareil : la chambre me paraît toujours aussi connue. Le bras sur la figure, je m’aperçois que je glisse dans le sommeil. Il se peut que le monde tel qu’il est ne soit pas une illusion, ni le mauvais rêve d’une nuit. Il se peut que l’éveil qui nous y projette soit inéluctable, que nous ne puissions ni l’oublier ni nous en dispenser. Mais j’ai toujours autant de mal à croire que la fin est proche. Si les barbares faisaient irruption maintenant, je mourrais dans mon lit, j’en suis sûr, aussi stupide et ignorant qu’un bébé. Il serait encore plus approprié qu’on me surprenne en bas, dans le cellier, une cuiller à la main, la bouche pleine de confiture de figues fauchée dans le dernier bocal de l’étagère : on pourrait alors couper et jeter sur le tas de têtes amoncelées sur la place une tête qui porterait encore une expression coupable, peinée, étonnée de cette irruption de l’Histoire dans le temps immobile de l’oasis. A chacun la fin qui lui convient le mieux. Certains se feront prendre dans des abris creusés sous leur cave, serrant leur trésor contre leur sein, fermant les yeux de toutes leurs forces. D’autres mourront sur la route, aux prises avec les premières neiges de l’hiver. De rares individus mourront peut-être en combattant, armés de fourches. Après moi, les barbares se torcheront avec les archives de la ville. Jusqu’à la fin, nous n’aurons rien appris. Il semble y avoir chez nous tous, au fond de nous, quelque chose de l’ordre du granit, qui résiste à l’enseignement. Bien que la panique déferle dans les rues, personne ne croit vraiment que le monde de certitudes tranquilles qui nous a accueillis à notre naissance est sur le point de disparaître. Personne ne peut accepter qu’une armée impériale ait été anéantie par des hommes armés d’arcs, de flèches et de vieux fusils rouillés, qui vivent dans des tentes, ne se lavent jamais et ne savent ni lire ni écrire. Et qui suis-je pour ricaner d’illusions qui aident à vivre? Est-il meilleure façon de passer ces jours ultimes que de rêver d’un sauveur, l’épée brandie, qui disperserait les armées ennemies, nous pardonnerait les erreurs commises par d’autres en notre nom et nous accorderait une seconde chance de bâtir notre paradis terrestre? Couché sur le matelas nu, je m’applique à animer une représentation de moi-même en nageur, nageant infatigablement, à longues brasses égales, dans le fluide du temps – un fluide plus inerte que l’eau, dépourvu de remous, s’insinuant partout, sans couleur, sans odeur, sec comme du papier.“

—  J. M. Coetzee romancier et professeur en littérature sud-africain 1940

En attendant les barbares , Angleterre 1980, Afrique du Sud 1981

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„Bob, il dit toujours : si la société nous rejette, c'est parce qu'elle veut oublier que c'est elle qui nous a créés.“

—  Coluche humoriste et comédien français 1944 - 1986

Music-hall, Le blouson noir

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„Tolérer ne doit pas consister à oublier que ce qu'on tolère ne mérite que de la tolérance.“

—  Nicolás Gómez Dávila 1913 - 1994

Le Réactionnaire authentique

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„Enfin, il ne faut pas oublier que, comme les civilisations, comme les Constitutions, et comme vous et moi, les partis politiques sont mortels.“

—  Philippe Alexandre 1932

À propos de l'élection de la première secrétaire du parti socialiste français où Ségolène Royal contestait l'élection, à 42 voix près, l'élection de Martine Aubry.
Le Bien public, 2007-2009, Politique

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„Je n'ai jamais fait de film qui fut un compromis. C'est une des choses importantes de la vie et l'on a tendance à l'oublier.“

—  Fritz Lang cinéaste américain d'origine autrichienne 1890 - 1976

De Fritz Lang

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„Le danger du succès, c'est qu'il nous fait oublier l'effroyable injustice du monde.“

—  Jules Renard écrivain français 1864 - 1910

Journal, 1887-1910

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