que le monde n'a plus aucune curiosité à donner du côté où nous sommes, ils soutiennent impudemment qu'il vient de muer comme la voix d'un jeune garçon, ils nous objectent lugubrement que le temps des contes est fini. Fini pour eux ! Si je veux que le monde change, si même j'entends consacrer à son changement tel qu'il est conçu socialement une partie de ma vie, ce n'est pas dans le vain espoir de revenir à l'époque de ces contes mais bien dans celui d'aider à atteindre l'époque où ils ne seront plus seulement des contes.
Récit, L'Amour fou, 1937
Les dernières citations
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Or la société s’exprime par la loi, la loi c’est le législateur. Donc voilà un troupeau et un berger, — moins que cela encore, une matière inerte et un ouvrier. On voit où mène la suppression de la Responsabilité et de l’individualisme.
(…) le juge mécanique (…) s’applique invariablement à établir une balance, une sorte de mitoyenneté entre la demande injuste et le refus indigné.
Écrit intime, Le Mendiant ingrat, 1898
fr
« Comment donc ces vieux rêveurs auraient-ils compris les textes juridiques, eux qui jamais ne virent de bon livres latins, comme leur style le prouve, style de ramoneur de cheminées ou de cuisinier et marmiteux, non de juriconsulte ? »
Œuvre, Pantagruel
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Aux uns écrabouillait la cervelle, aux autres rompait bras et jambes, aux autres démettait les vertèbres du cou, aux autres disloquait les reins, tranchait le nez, pochait les yeux, fendait les mandibules, enfonçait les dents dans la gueule, défonçait les omoplates, gangrenait les jambes, déboîtait les hanches, mettait en pièce jambes et avant-bras.
Frère Jean commet ce massacre contre l'armée de Picrochole, qui envahit la vigne de l'abbaye.
Œuvre, Gargantua
“La couleur crée des frayeurs chez ceux qui ignorent la voie du cœur.”
Où je vis, Où je vis
“On a peur d’être seul comme si on avait peur de soi-même.”
Identité en crescendo, 2006
“Mon meilleur film est Falstaff, ensuite Les Amberson.”
Falstaff est le complément, quarante ans plus tard, de ce Citizen Kane que j'ai tourné à l'aube de ma vie.
D'Orson Welles