“Se pouvait-il cependant que la mort et les grandes tragédies affectent moins les personnes âgées que le reste d'entre nous? […] Les vieilles gens s'affolaient facilement pour des broutilles - retards dans les transports, files d'attente à l'aéroport, service de mauvaise qualité -. Mais les choses importantes ne semblent pas les atteindre. Était-ce une étrange forme d'égocentrisme qui venait avec l'âge? Était-ce la proximité de l'inéluctable qui vous poussait à intérioriser, occulter ou chasser de votre tête les catastrophes majeures? Serait-ce qu'une constitution fragile, un mécanisme de défense, un instinct de survie prenait le relais?”Harlan Coben livre Juste un regardJuste un regard, 2005
“Quand on se retrouve enfermé dans le noir, seul avec ses pensées, l'esprit se tourne en dedans et c'est la débandade. C'était ça, le plus grand danger. Le gage de la sérénité était de continuer à travailler, à aller de l'avant. Quand on avance, on ne pense pas à la culpabilité ou à l'innocence. On ne pense pas au passé, à ses rêves, à ses bonheurs ou à ses déceptions, on se préoccupe juste de survivre, de prendre des coups ou d'en donner. De tuer ou d'être tué.”Harlan Coben livre Juste un regardJuste un regard, 2005
“Son regard exprimait la sagacité et la tristesse. Peut-être l'explication à la froideur du grand âge est-elle beaucoup plus simple : ces yeux là ayant vu trop de mal, ils ne veulent pas en voir davantage.”Harlan Coben livre Juste un regardJuste un regard, 2005