“Les différents stades de la douleur : en principe, c'est censé commencer par le déni. Faux, en fait, c'est même tout le contraire : une acceptation totale. On entend la mauvaise nouvelle, on comprend très exactement ce qu'on est en train de vous dire. On comprend qu'un être aimé - votre conjoint, votre parent, votre enfant - ne rentrera plus, qu'il a disparu définitivement, que sa vie est finie et que jamais, jamais vous ne le reverrez. Tout ça, vous le comprenez en un éclair. Vos jambes flageolent, votre cœur lâche. C'est le premier pas : pas seulement l'acceptation, pas seulement la compréhension, mais la vérité dans toute son horreur. Les êtres humains ne sont pas faits pour supporter une souffrance pareille, alors c'est là qu'intervient la déni. Le déni s'installe rapidement, pour guérir les blessures ou du moins les panser. Cependant, il y a toujours ce moment - bref, Dieu merci -, le véritable stade numéro un, où l'on entend la nouvelle, on se penche au-dessus de l'abîme et, aussi atroce que cela puisse paraître, on comprend tout.”Harlan Coben livre Juste un regardJuste un regard, 2005
“Un homme pouvait se sacrifier par machisme, par stupidité ou du fait d'une foi aveugle en une hypothétique victoire. Une femme se sacrifiait sans se raconter de bobards.”Harlan Coben livre Juste un regardJuste un regard, 2005