“Les différents stades de la douleur : en principe, c'est censé commencer par le déni. Faux, en fait, c'est même tout le contraire : une acceptation totale. On entend la mauvaise nouvelle, on comprend très exactement ce qu'on est en train de vous dire. On comprend qu'un être aimé - votre conjoint, votre parent, votre enfant - ne rentrera plus, qu'il a disparu définitivement, que sa vie est finie et que jamais, jamais vous ne le reverrez. Tout ça, vous le comprenez en un éclair. Vos jambes flageolent, votre cœur lâche. C'est le premier pas : pas seulement l'acceptation, pas seulement la compréhension, mais la vérité dans toute son horreur. Les êtres humains ne sont pas faits pour supporter une souffrance pareille, alors c'est là qu'intervient la déni. Le déni s'installe rapidement, pour guérir les blessures ou du moins les panser. Cependant, il y a toujours ce moment - bref, Dieu merci -, le véritable stade numéro un, où l'on entend la nouvelle, on se penche au-dessus de l'abîme et, aussi atroce que cela puisse paraître, on comprend tout.”Harlan Coben livre Juste un regardJuste un regard, 2005
“Quand on se retrouve enfermé dans le noir, seul avec ses pensées, l'esprit se tourne en dedans et c'est la débandade. C'était ça, le plus grand danger. Le gage de la sérénité était de continuer à travailler, à aller de l'avant. Quand on avance, on ne pense pas à la culpabilité ou à l'innocence. On ne pense pas au passé, à ses rêves, à ses bonheurs ou à ses déceptions, on se préoccupe juste de survivre, de prendre des coups ou d'en donner. De tuer ou d'être tué.”Harlan Coben livre Juste un regardJuste un regard, 2005
“Son regard exprimait la sagacité et la tristesse. Peut-être l'explication à la froideur du grand âge est-elle beaucoup plus simple : ces yeux là ayant vu trop de mal, ils ne veulent pas en voir davantage.”Harlan Coben livre Juste un regardJuste un regard, 2005
“Harry Sutton n'était pas beau. Avec les valises qu'il avait sous les yeux, il avait de quoi entreprendre une croisière de trois semaines. Son nez bulbeux frisait la caricature. Sa tignasse blanche ne pouvait être disciplinée que sous la menace d'un fusil. Mais son sourire… son sourire était béatifique […]”Harlan Coben livre Ne t'éloigne pasNe t'éloigne pas, 2013