“Si je les réveillais et les interrogeais sur leur vie, ils déclareraient sans broncher que le pays est un paradis, à quelques retards de train près. Et si soudain le haut-parleur annonçait d'une voix d'acier le début d'une guerre, toute cette masse s'ébranlerait, prête à vivre cette guerre comme allant de soi, prête à souffrir, à se sacrifier, avec une acceptation toute naturelle de la faim, de la mort ou de la vie dans la boue de cette gare, dans le froid des plaines qui s'étendent derrière les rails.
Je me dis qu'une telle mentalité a un nom. un terme que j'ai entendu récemment dans la bouche d'un ami, auditeur clandestin des radios occidentales. une appellation que j'ai sur le bout de la langue et que seule la fatigue m'empêche de reproduire. Je me secoue et le mot, lumineux et définitif, éclate : « Homo sovieticus ! .»”
La Musique d'une vie, 2001
Citations similaires
“Si longue
que soit la vie, elle n’est qu’un long retard de la mort”
Alfred Jarry (1873–1907) poète, romancier et dramaturge français
Albert Einstein (1879–1955) physicien allemand
André Maurois (1885–1967) romancier essayiste et historien de la littérature français
Don Juan ou la vie de Byron, 1952
René Riesel (1950)
Aveux complets des véritables mobiles du crime commis au CIRAD le 5 juin 1999, 2001
Yasmina Khadra (1955) écrivain algérien
Quand on accepte de prendre les armes, on doit accepter que les autres en fassent autant. Chacun a droit à sa part de gloire. On ne choisit pas son destin, mais c’est bien de choisir sa fin. C’est une façon démocratique de dire merde à la fatalité.
L’Attentat, 2005
“Quelle belle voix, mais qui y prête attention?”
Maria Callas (1923–1977) cantatrice grecque
Paroles prononcées par la Callas, lorsqu'elle écoute un enregistrement de la Tebaldi