“Ici il nous vient des bouffées tièdes de feuilles qui se décomposent, de végétation qui pourrit. Nous sommes dans un marécage à présent; dans une jungle paludéenne. Il y a un éléphant blanc de vermine, tué d'une flèche tirée en plein dans l'œil. On voit briller les yeux d'oiseaux qui s'approchent à petits sauts — des aigles, des vautours. Ils nous prennent pour des arbres abattus. Ils picorent un ver — plutôt un cobra à lunettes — et le laissent avec sa cicatrice brune purulente se faire déchiqueter par des lions. C'est notre monde à nous, éclairé par des croissants de lune et des étoiles de lumière; et de grands pétales à demi transparents bloquent les ouvertures comme autant de fenêtres pourpres.”

Roman, Les Vagues, 1952

Adopté de Wikiquote. Dernière mise à jour 21 mai 2020. L'histoire

Citations similaires

Octavio Paz photo

“Le cadavre d’un oiseau ne pourrit pas en l’air, mais à terre.”

Ahmadou Kourouma livre En attendant le vote des bêtes sauvages

En attendant le vote des bêtes sauvages, 1998

Colette photo
René Crevel photo
Gaston Bachelard photo
Denis Diderot photo
Jerzy Popiełuszko photo
Jean Giono photo

Avec