“Après… il n'y a pas d'après. J'avance, je fends de grandes roches d'années, masses de lumière compacte, je descends des galeries de mines de sable, je perce des couloirs qui se referment comme des lèvres de granit. Et je retourne à la plaine, la plaine où il est toujours midi, où un soleil identique tombe fixement sur un paysage figé. Et n'en finissent pas de tomber les douze heures, ni de bourdonner les mouches ni de s'étoiler en éclats cette minute qui ne passe pas, qui seulement brûle et ne passe pas.”

Poésie, Liberté sur parole, 1929

Adopté de Wikiquote. Dernière mise à jour 21 mai 2020. L'histoire

Citations similaires

Robert Desnos photo
Paul Valéry photo
Gérard de Nerval photo
Léon Tolstoï photo

“Ô tombe ruinée, ô briques dispersées, mon bien-aimé n'est plus que poussière
Et le vent de la plaine l'emporte loin de moi.”

Sayd Bahodine Majrouh (1928–1988) homme politique afghan

Le Suicide et le Chant, Quelques Landays

Franz Schubert photo
François de La Rochefoucauld photo

“Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement.”

François de La Rochefoucauld livre Réflexions ou sentences et maximes morales

Reflections; or Sentences and Moral Maxims (1665–1678)

Jean Raspail photo
André Breton photo
Montesquieu photo

Avec