“I will make you shorter by the head.”
Response to Parliament (October 1566).
Élisabeth Ire, née le 7 septembre 1533 au palais de Placentia à Londres et morte le 24 mars 1603 au palais de Richmond à Londres, fut reine d'Angleterre et d'Irlande de 1558 à sa mort.
Élisabeth était la fille du roi Henri VIII d'Angleterre, et le cinquième et dernier membre de la dynastie des Tudor sur le trône anglais. Sa mère Anne Boleyn, exécutée trois ans après sa naissance lui fit perdre son titre de princesse, reçu à sa naissance et entériné par le Second Acte de Succession. Son demi-frère Édouard VI nomma comme successeur, par lettre patente, sa cousine Jeanne Grey, ce qui écarta ses demi-sœurs Marie et Élisabeth de la succession au trône. Néanmoins, cette lettre patente d'Édouard VI fut interprétée comme acte de trahison et Jeanne Grey fut exécutée. Marie - fille d'Henri VIII et de la catholique Catherine d'Aragon - devint reine en juillet 1553. Élisabeth lui succéda cinq ans plus tard, après avoir passé près de 2 mois en prison en raison de son soutien supposé aux rebelles protestants et plus de 4 ans en résidence surveillée, entre le Palais de Woodstock et Hatfield Palace.
Élisabeth Ire s'entoura d'un groupe de conseillers de confiance mené par William Cecil pour définir sa politique. Comme reine, l'une de ses premières décisions fut de restaurer l'autorité de l'Église protestante anglaise aux dépens de l’Église catholique promue par sa demi-sœur Marie, comme seule religion d'État, et devint le gouverneur suprême de l'Église anglicane. Ce Règlement élisabéthain évolua par la suite pour devenir l'Église d'Angleterre.
Elle était politiquement plus modérée que l'avaient été son père, son demi-frère et sa demi-sœur ; l'une de ses devises était video et taceo . Élisabeth Ire était relativement tolérante sur le plan religieux et n'engagea pas de persécutions. En 1570, le pape l'excommunia et encouragea les sujets catholiques d'Élisabeth à ne plus lui obéir. La reine, qui échappa à plusieurs complots, adopta une diplomatie prudente et ménagea les grandes puissances européennes qu'étaient la France et l'Espagne. Elle ne soutint qu'à contrecœur plusieurs campagnes militaires dans les Pays-Bas, en France et en Irlande qui échouèrent en grande partie du fait de manque de ressources. Pendant son règne éclata la guerre anglo-espagnole qui vit l'Armada espagnole tenter d'envahir le royaume d'Angleterre en 1588.
Le règne d'Élisabeth Ire appelé ère élisabéthaine est associé à l'épanouissement du théâtre anglais représenté par William Shakespeare et Christopher Marlowe, à l’émergence d'un style architectural, à l'installation permanente de colonies anglaises au Nouveau Monde ainsi qu'aux prouesses maritimes d'aventuriers comme Francis Drake et Walter Raleigh. Certains historiens ont cependant nuancé cet âge d'Or supposé et qualifient Élisabeth Ire de souveraine irascible et indécise qui eut plus que sa part de chance. Vers la fin de son règne, une série de problèmes économiques et militaires affectèrent sa popularité. Élisabeth Ire est néanmoins reconnue pour son charisme et son caractère obstiné, à une époque où les monarques des pays voisins affrontaient des difficultés internes qui mettaient leurs trônes en péril. Ce fut par exemple le cas de sa rivale Marie Ire d'Écosse, qu'elle fit emprisonner en 1568, puis exécuter en 1587. Après les brefs règnes de ses demi-frère et demi-sœur, ses 44 années sur le trône ont apporté une stabilité bienvenue au royaume et aidé à forger une identité nationale.
En vieillissant, elle fut surnommée the Virgin Queen, la « Reine Vierge », et cet aspect fut célébré dans de nombreuses œuvres artistiques. Élisabeth Ire ne se maria jamais et la lignée Tudor s'éteignit avec elle, sur le trône des royaumes d'Angleterre et d'Irlande, ouvrant la voie à la dynastie des Stuart, à l'orée du XVIIe siècle naissant. Wikipedia

“I will make you shorter by the head.”
Response to Parliament (October 1566).
Speech to the Troops at Tilbury (1588)
Contexte: I know I have the body but of a weak and feeble woman; but I have the heart and stomach of a king, and of a king of England too, and think foul scorn that Parma or Spain, or any prince of Europe, should dare to invade the borders of my realm.
Response to Parliament (October 1566).
“God may forgive you, but I never can.”
To the Countess of Nottingham, as quoted in The History of England Under the House of Tudor (1759) by David Hume, Vol. II, Ch. 7.
“[I] would rather be a beggar and single than a queen and married.”
Statement to the envoy of Ulrich, Duke of Württemberg while discussing a proposal of marriage to the duke's son, Christoph. (26 January 1563), quoted by J. Horace Round in "A Visit to Queen Elizabeth," http://books.google.com/books?id=iP0CAAAAIAAJ&q=%22would+rather+be+a+beggar+and+single+than+a+queen+and+married%22&pg=PA629#v=onepage The Nineteenth Century magazine (October 1896)
The Golden Speech (1601)
To Robert Cecil when he said, in her final illness (March 1603), that she must go to bed.
The Golden Speech (1601)
Speech to a joint delegation of the House of Lords and the House of Commons (5 November 1566), quoted in Leah Marcus, Janel Mueller and Mary Rose (eds.), Elizabeth I: Collected Works (The University of Chicago Press, 2002), p. 95.
“This is the Lord's doing, and it is marvellous in our eyes.”
Her reaction when she was told she was Queen (17 November 1558).
The Golden Speech (1601)
Response to Parliament (October 1566).
Speech to Parliament (10 April 1593), quoted in Leah Marcus, Janel Mueller and Mary Rose (eds.), Elizabeth I: Collected Works (The University of Chicago Press, 2002), p. 332.
Elizabeth I of England On Monsieur's Departure
"On Monsieur's Departure" (February 1582).
Speech to the Troops at Tilbury (1588)
Letter to Edward Seymour, Lord Protector (28 January 1549), quoted in Leah Marcus, Janel Mueller and Mary Rose (eds.), Elizabeth I: Collected Works (The University of Chicago Press, 2002), p. 24.
Elizabeth I of England On Monsieur's Departure
"On Monsieur's Departure" (February 1582).
“I would not open windows into men's souls.”
Oral tradition, possibly originating in a letter drafted for her by Francis Bacon. http://books.google.co.uk/books?id=nkJad0EYVxIC&pg=PA104#v=onepage&q&f=false http://books.google.co,/books?id=0yA-MQLwOtEC&pg=PA104#v=onepage&q&f=false
Letter to Amias Paulet (August 1586), the gaoler of Mary, Queen of Scots, quoted in Leah Marcus, Janel Mueller and Mary Rose (eds.), Elizabeth I: Collected Works (The University of Chicago Press, 2002), p. 284.
“Anger makes dull men witty, but it keeps them poor.”
To Sir Edward Dyer, as quoted in Apophthegms (1625) by Francis Bacon
“Much suspected by me,
Nothing proved can be,
Quoth Elizabeth prisoner.”
Written with a diamond on her window at Woodstock (1555), published in Acts and Monuments (1563) by John Foxe.
“If thy heart fails thee, climb not at all.”
Rhyming response written on a windowpane beneath Sir Walter Raleigh's writing: "Fain would I climb, yet fear I to fall." As quoted in The History of the Worthies of England (1662) by Thomas Fuller
“Those who touch the sceptres of princes deserve no pity.”
Remarks to the French ambassador on Charles de Gontaut, duc de Biron's rebellion against Henry IV of France (c. July 1602), quoted in J. E. Neale, Queen Elizabeth [1934] (1942), p. 364