„Freud dans son Introduction à la psychanalyse (1916) considère la levée du refoulement comme la raison d'être de la psychanalyse, qui aurait comme but de rendre conscient l'inconscient, en supprimant les refoulements ou en comblant les lacunes amnésiques. Actuellement, le processus analytique ne vise pas tant la recherche du passé et son interprétation, comme le proposait Freud dans un premier temps, que de favoriser la levée du refoulement, à travers l'analyse du transfert, des résistances et des défenses qui en sont à l'origine“

Le Guen, 1992
Citations d'autres auteurs le concernant

Adopté de Wikiquote. Dernière mise à jour 22 mai 2020. L'histoire

Citations similaires

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„Je suis fanatiquement contre la psychanalyse. Freud tue le poète en l'homme.“

—  Orson Welles réalisateur, acteur, producteur et scénariste américain 1915 - 1985

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„Notre exposé choisissait les quatre concepts : l'inconscient, la répétition, le transfert, la pulsion (…) Permanente donc restait la question qui fait notre projet radical : celle qui va de : la psychanalyse est-elle une science? à qu'est-ce qu'une science qui inclut la psychanalyse?“

—  Jacques Lacan psychiatre et psychanalyste français 1901 - 1981

Résumé rédigé pour l'annuaire de l'école pratique des hautes études, 1965.
Les Quatre Concepts fondamentaux de la psychanalyse, 1973

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„Toute notre expérience actuelle nous permet d'affirmer que les processus inconscients se situent dans une position de compensation par rapport au conscient“

—  Carl Gustav Jung Médecin psychiatre suisse qui crée la psychologie analytique 1875 - 1961

Dialectique du moi et de l'inconscient, 1933

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„La différence entre la psychologie moderne et la psychologie sacrée apparaît déjà dans le fait que, pour la plupart des psychologues modernes, la morale n'a plus rien à faire avec la psychologie. Généralement, ils réduisent l'éthique à la morale sociale, plus ou moins forgée par de simples habitudes et la considèrent comme une sorte de barrage psychique, utile à l'occasion, mais le plus souvent contraignant, voire néfaste, pour l'épanouissement « normale » de la psychè individuelle. Cette conception a surtout été propagée par la psychanalyse freudienne, qui, comme on le sait, est devenu d'un usage courant dans certains pays, où elle joue pratiquement le rôle qui revient ailleurs au sacrement de la confession. Le psychiatre remplace le prêtre et l'éclatement des instincts refoulés sert d'absolution. Dans la confession sacramentelle, le prêtre n'est que le représentant impersonnel – et donc tenu au secret – de la Vérité divine, qui à la fois juge et pardonne; en confessant ses fautes, le pécheur transforme les tendances qui les sous-tendent en quelque chose qui n'est plus « lui-même »; il les « objectivise »; en se repentant, il s'en détache, et en recevant l'absolution, son âme retrouve son équilibre initial, centré sur son axe divin. Dans le cas de la psychanalyse freudienne, en revanche (1), l'homme met à nu ses entrailles psychiques non pas devant Dieu, mais devant son prochain; il ne prend pas de recul par rapport aux fonds chaotiques et obscurs de son âme que l'analyse lui dévoile, mais au contraire se les approprie, puisqu'il doit se dire à lui-même : « C'est ainsi que je suis fait en réalité ». Et s'il ne parvient pas à surmonter cette désillusion avilissante grâce à quelque influence salutaire, il en conserve comme une souillure intérieure. Dans la plupart des cas, il tente de se sauver en se plongeant dans la médiocrité psychique du plus grand nombre, car on supporte mieux son propre avilissement en le partageant avec autrui. Quelle que puisse être l'utilité occasionnelle et partielle d'une telle analyse, son résultat est généralement celui-là, étant donné les prémisses dont elle part.(2)

(1) Cette précision est nécessaire dans la mesure où il existe également aujourd'hui des formes plus inoffensives de psychanalyse, ce qui ne veut pas dire que nous entendons par là justifier une forme quelconque de psychanalyse.

(2) Il y a une règle selon laquelle quiconque pratique la psychanalyse doit auparavant avoir subi lui-même la psychanalyse. D'où la question de savoir qui a inauguré cette série, qui imite étrangement la « succession apostolique ».“

—  Titus Burckhardt 1908 - 1984

Science moderne et Sagesse traditionnelle

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„La psychanalyse, c'est la solution finale de l'art.“

—  Marc-Édouard Nabe écrivain et pamphlétaire français 1958

Chacun mes goûts, 1986

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