„Certes, il existe un clivage entre le sujet et l’organisme auquel il s’appareille, non par le biais de l’âme, mais grâce à la matérialité du langage. La parole est en quelque sorte « clivée au corps » et l’organisme en garde la mémoire, par exemple sous la forme du symptôme.“

Adopté de Wikiquote. Dernière mise à jour 18 janvier 2019. L'histoire

Citations similaires

„De même qu'il existe une dialectiques entre l'organisme et son environnement, l'un façonnant l'autre, il existe une dialectiques entre la méthode et la problématique de la science“

—  Richard C. Lewontin 1929

Nous ne sommes pas programmés, 1985, La triple hélice : Les gènes, l'organisme, l'environnement, 2003

„Une langue est un organisme vivant, un être qui a un esprit et une âme comme nous.“

—  Jean-Marie Adiaffi écrivain ivoirien 1941 - 1999

La Carte d’identité, 1980

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„Les partis sont des organismes publiquement, officiellement constitués de manière à tuer dans les âmes le sens de la vérité et de la justice.“

—  Simone Weil philosophe française 1909 - 1943

Note sur la suppression générale des partis politiques, 1940

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„Tous les organismes vivants sont des champs d'énergie.“

—  Alfred Elton van Vogt écrivain américain 1912 - 2000

, 1977

„Je ne vois pas que nous puissions faire autrement ici que revenir aux conditions, liées à la reproduction de notre espèce, dans lesquelles chaque homme, pour vivre, tout simplement vivre, entre dans l’univers par la représentation. Or, évoquer la représentation, c’est du même coup avoir affaire à l’horreur des commencements pour l’humain, à la logique subjective qui comporte, pour tout sujet, la nécessité de s’arracher à l’opacité, par le langage. En clair, cela revient à poser la loi de l’animal parlant : la nécessité de tout ramener aux mots pour qu’il y ait des choses. Méconnaître cette loi, vouloir ignorer son ressort et ses conséquences, c’est se condamner à ne rien comprendre à la logique de l’Interdit. (…) Si l’humain symbolise comme il respire, il n’entre dans la symbolisation que moyennant son passage sous les fourches caudines de l’institution du langage, dont il faut tâcher de comprendre que l’Interdit, en toute société et pour chaque sujet, constitue l’accompagnement, l’ombre portée en quelque sorte. Prenons donc la mesure de ce dont il s’agit : symboliser signifie rendre présent quelque chose d’absent, le représenter. Si la logique de l’Interdit est à ce point liée au phénomène du langage, à la représentation, par la parole, d’une absence, c’est qu’il est dans la nature du langage d’instituer. Le langage nous sépare des choses en les nommant, mais aussi notre séparation d’avec les choses institue les choses sous un nom pour le sujet qui parle, et de ce fait institue le sujet lui-même comme sujet du discours social des catégories, dont relèvent le nom des choses et la raison de ce qui entre elles les divise. S’arracher à l’opacité première par le langage, surmonter l’horreur des commencements, entrer dans l’échange symbolique : toute l’entreprise humaine fait jouer le principe institutionnel comme principe fondateur du discours et de la parole dans la société considérée. En ce sens, nous avons affaire à un (…) déterminisme symbolique (…). Réfléchissons sur les manifestations d’un tel déterminisme, rapportable à l’institution du langage et dont relèverait l’élaboration sociale de l’Interdit. Mes remarques viennent de faire apparaître le phénomène de l’institution de la communication humaine comme comportant plusieurs registres indépendants et en même temps soumis à un mode de relation, celui-là même où se révèle à nous l’idée d’institution. Ainsi distinguons nous : le registre du sujet de la parole, celui de l’univers nommé des objets –objet, ici, au sens de chose ou personne-dans-le-monde, par rapport à quoi tout sujet conquiert son identité-, celui enfin du discours des catégories.“

—  Pierre Legendre 1930

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„Contrairement à l’agrochimie, l’agroécologie repose sur un constat qui détermine toute la problématique : le sol est un organisme vivant à part entière et non un substrat neutre destiné à recevoir des engrais de synthèse.“

—  Pierre Rabhi essayiste, agriculteur biologiste, romancier et poète français 1938

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