“Les amants, en effet, regrettent le bien qu’ilsont fait, une fois que leur désir est éteint. Ceux qui n’ont pas d’amour, au contraire, n’ontjamais occasion seyante au repentir, car ce n’est point par contrainte, mais librement, commes’ils s’occupaient excellemment des biens de leurs demeures, qu’ils font, dans la mesure deleurs moyens, du bien à leurs amis. Les amants considèrent en outre, et les dommages queleur amour fit à leurs intérêts et les largesses qu’ils ont dû consentir; puis, en y ajoutant lapeine qu’ils ont eue, ils pensent depuis longtemps avoir déjà payé à leurs aimés le juste prixdes faveurs obtenues. Par contre, ceux qui ne sont pas épris ne peuvent, ni prétexter lesaffaires négligées par amour, ni mettre en ligne de compte les souffrances passées, ni alléguerles différends familiaux qu’ils ont eus. Exempts de tous ces maux, il ne leur reste plus qu’às’empresser de mettre en acte tout ce qu’ils croient devoir leur donner du plaisir.”Platon livre PhèdrePhaedrus
“Il faut, répondis-je, d'après ce dont nous sommes convenus, que, le plus souvent possible, ce soit l'élite des hommes qui ait commerce avec l'élite des femmes, et, au contraire, le rebut avec le rebut; que les rejetons des premiers soient élevés, non ceux des seconds, si l'on veut que le troupeau garde sa qualité éminente.”Platon La RépubliqueLa République
“Si l'on arrive pas, ou bien à ce que les philosophes règnent dans les cités, ou bien à ce que ceux qui à présent sont nommés rois et hommes puissants philosophent de manière authentique et satisfaisante, et que coïncident l'un avec l'autre pouvoir politique et philosophie; et à ce que les nombreuses natures de ceux qui à présent se dirigent séparément vers l'une ou l'autre carrière en soient empêchées par la contrainte, il n'y aura pas de cesse aux maux des cités, ni non plus il me semble, du genre humain.”Platon La RépubliqueLa République