“Que donnait d'autre à la jeunesse le monde d'aujourd'hui?… Il n'y avait pas de travail, il n'y avait pas d'ambitions modestes réalisables, il n'y avait pas d'action. Il ne restait que ça… La cruelle et froide passion de parvenir, déguisée sous toutes sortes de noms et d'étiquettes partisanes.”Irène Némirovsky livre La ProieLa Proie, 1938
“Pourquoi ces gens qui, à vingt ans, se sont battus avec un courage qui a forcé l'admiration du monde entier et de l'ennemi lui même, pourquoi ont-ils l'air maintenant de se moquer de leur pays, de ne tenir à rien n'y personne qu'à eux mêmes? Pourquoi, ayant donné leur vie pour rien, vendent-ils à présent leur âme pour des francs-papier?”Irène Némirovsky livre Les Feux de l'automneLes Feux de l'automne, 1957
“Voilà, songeait Bernard : ils ont vulgarisé le mal qui, autrefois, était l'apanage d'une petite société restreinte et qui, par cela même, ne pouvait être trop nuisible. Ils ont démocratisé le vice et standardisé la corruption. Tout le monde est devenu malin, jouisseur, profiteur. Alors… Embouteillage dont les coupables ont pâti comme les autres. Il y a une sorte d'ironie et amère justice dans tous ces événements. Ironique et terrible, pensa-t-il encore.”Irène Némirovsky livre Les Feux de l'automneLes Feux de l'automne, 1957