“Mais c'est Colette (l'ex-Colette Willy) qui m'intéressait […]. Vêtue de blanc, en crêpe marocain, elle a l'air d'une enfant qui n'a pas été élevée, qui ne sait pas se tenir, manque tout à fait de réserve, et est amusante quand même et peut-être au fond, bonne fille […] Drôle de personne! Si son mari tient au décorum, je le plains […]. Été déjeuner boulevard Suchet chez les Jouvenel. Un petit intérieur au rez-de-chaussée, avec petit salon tendu de tapisseries et un jardin qui n'est pas grand mais que le soleil de juillet rendait si charmant, avec ses géraniums et ses rose rouges crimson. Maginot, le princesse Marthe Bibesco, les Jacques Porel. Le déjeuner fut abondant et très arrosé. Colette adore les plantes odoriférantes : roses, tubéreuses, gardénias, narcisses etc. et parmi les feuilles, la mélise, la menthe, le géranium rosat, l'absinthe, etc. Elle cueillait de ces feuilles dans son jardin, les pressait pour nous les faire respirer et en offrait à Marthe et à moi […]. Voici du réséda dit-elle que j'ai mis là et les abeilles sont venues. Colette a des cils peints et des yeux pers (elle) admire Carco, le trouve grand écrivain (elle) a dans la figure, je ne sais quoi de dur, de non épanoui.”Colette (1873–1954) romancière françaiseD'autres auteurs la concernantabeille, fille, soleil, enfants
“Quand j'ai dit mon âge, Colette m'a dit: « Vous dites cinquante-trois ans? Vous êtes mon aîné d'une année. Cinquante-deux, moi. » Je lui ai répliqué: « Je suis votre aîné encore plus que par l'âge… » Elle m'a regardé avec un air interrogatif. J'ai ajouté: « Je n'ai pas… je n'ai pas votre bel aspect. »”Paul Léautaud (1872–1956) écrivain françaisJournal littéraire, Une galerie de portraits monumentale
“Quand j'ai dit mon âge, Colette m'a dit : « Vous dites cinquante-trois ans? Vous êtes mon aîné d'une année. Cinquante-deux, moi. » Je lui ai répliqué : « Je suis votre aîné encore plus que par l'âge… » Elle m'a regardé avec un air interrogatif. J'ai ajouté : « Je n'ai pas… je n'ai pas votre bel aspect. »”Colette (1873–1954) romancière françaiseD'autres auteurs la concernant
“On retarde une échéance, on se croit capable de gérer la fuite, jusqu'au jour où une main nous saisit par le collet et nous ramène à la case départ. Je suis de plus en plus convaincu que nous ne gouvernons que partiellement nos petites vies”Gilbert Sinoué (1947) écrivain françaisLe Livre des Sagesses d'Orient