“Moi, je crois que l'opinion politique d'un homme, c'est l'homme tout entier.|précisions = Remarque de l'auteure dans un développement sur les discussions politiques entre trois des personnages principaux.”George Sand IndianaIndiana, 1832
“L'esprit des petites villes est, vous le savez sans doute, le plus méchant qui soit au monde. Là, toujours les gens de bien sont méconnus, les esprits supérieurs sont ennemis-nés du public.|précisions = Au sujet des séjours de deux des personnages principaux du roman dans les villes de Melun et de Fontainebleau.”George Sand IndianaIndiana, 1832
“J'ai travaillé toute la journée, et le soir j'ai fait dix vers et bu une bouteille d'eau-de-vie, elle a bu un litre de lait et écrit un demi-volume.|précisions = Alfred de Musset à propos de George Sand.”George Sand
“Par une soirée d'automne pluvieuse et fraîche, trois personnes rêveuses étaient gravement occupées, au fond d'un petit castel de la Brie, à regarder brûler les tisons du foyer et cheminer lentement l'aiguille de la pendule.”George Sand IndianaPremière phrase du roman. Indiana, 1832
“Il n'y avait qu'une chose au monde qui fût plus insignifiant que ce portrait, c'était l'original.|précisions = A propos d'un portrait peint représentant Sir Ralph.”George Sand IndianaIndiana, 1832
“On n'imagine pas ce que les divisions d'opinions apportent d'aigreur et de fiel entre les proches; ce n'est la plupart du temps qu'une occasion pour se reprocher les défauts du caractère, les travers de l'esprit et les vices du coeur. On n'eût pas osé se traiter de fourbe, d'imbécile, d'ambitieux et de poltron. On enferme les mêmes idées sous le nom de jésuite, de royaliste, de révolutionnaire et de juste-milieu. Ce sont d'autres mots, mais ce sont les mêmes injures, d'autant plus poignantes qu'on s'est permis réciproquement de se poursuivre et de s'attaquer sans relâche, sans indulgence, sans retenue.|précisions = Remarque de l'auteure dans un développement sur les discussions politiques entre trois des personnages principaux.”George Sand IndianaIndiana, 1832
“Le coeur de l'homme est un abîme de souffrance dont la profondeur n'a jamais été sondée et ne le sera jamais.|précisions = Lettre de Lélia à Trenmor.”George Sand livre LéliaLélia, version de 1833
“Le joueur est âpre, il est stoïque, il triomphe froidement, il succombe froidement; il passe en quelques heures des derniers rangs de la société aux premiers, dans quelques heures il redescend au point d'où il était parti; et cela, sans changer d'attitude ni de visage.|précisions = Lettre de Lélia à Sténio, à propos de Trenmor, autrefois dévoré par la passion des jeux d'argent.”George Sand livre LéliaLélia, version de 1833
“S'il vous dit qu'il vous aime, il ment! Il ne peut plus aimer. Mais celui qui ne sent rien ne peut-il rien inspirer?|précisions = Lettre du poète Sténio à Lélia, à propos de Trenmor.”George Sand livre LéliaLélia, version de 1833
“C'est pourquoi je ne prie pas Dieu. Que lui demanderais-je? Qu'il change ma destinée? Il se rirait de moi. Qu'il me donne la force de lutter contre mes douleurs? Il l'a mise en moi, c'est à moi de m'en servir.”George Sand livre LéliaLettre de Lélia à Sténio. Lélia, version de 1833
“Je suis née comme toi dans la vallée des larmes et tous les malheureux qui rampent sur la terre sont mes frères.|précisions = Lettre de Lélia à Sténio.”George Sand livre LéliaLélia, version de 1833
“Qui es-tu? et pourquoi ton amour fait-il tant de mal?|précisions = Premières phrases du roman, dans une lettre du poète Sténio à Lélia.”George Sand livre LéliaLélia, version de 1833