“Je m'en vais retrouver ma chambre et ma nymphomane chérie. Pendant qu'elle me retire mes bottes, elle m'annonce d'une voix hésitante :« Juan Carlos, je voudrais partir demain.— Amour de ma vie, pourquoi veux-tu me quitter en pleine romance ?— Tu n'es pas bien ici ? Tu n'aimes pas tes vacances ?— Si, un peu, mais je suis exténuée. »La pauvre, je la comprends. C'est la seule à travailler jour et nuit.« O.K., je te ferai raccompagner demain à Guerra. »J'avais presque fini par m'habituer à ce petit animal familier. Enfin, je dormirai mieux. Pour l'instant, autant profiter de cette dernière nuit avant qu'on me retire mon jouet : toute la nuit, je joue à pile ou face. Au matin, je suis de mauvaise humeur car mon jouet n'est plus qu'un pantin amorphe entre mes mains. (…) Sophie qui monte pour la première fois se juche avec prudence sur le cheval. Sa grimace de douleur, quand elle s'assoit délicatement sur la selle, me fait sourire. Aurais-je abusé du côté pile ?”Cizia Zykë Oro, 1985
“Le toit avance lentement. Je les ai fait commencer par le coin sous lequel j'ai l'intention d'installer ma chambre, car j'ai envie de passer une nuit confortable, ce n'est pas tous les jours qu'on a un cul blond dans la jungle. Je ne supporte pas d'en voir un sans rien faire.”Cizia Zykë Oro, 1985
“Je sais, toujours par Nogales, que c'est une femme qui dirige la police de cette ville. Je la rencontre dans un bar, tenu par de jeunes Allemands qui sont venus se perdre ici. Au bout de quelques verres, je sens que mon charme ne la laisse pas indifférente : vieille, grasse et un soupçon de moustache, je préfère vous épargner les détails de notre nuit d'amour. Sachez seulement que c'est toujours bon d'enculer la loi, mais il ne faudra pas cependant qu'elle compte sur moi trop souvent.”Cizia Zykë Oro, 1985