“Jette mon livre; dis-toi bien que ce n'est làdes mille postures possibles en face de la vie. Cherche la tienne. Ce qu'un autre aurait aussi bien fait que toi, ne le fais pas. Ce qu'un autre aurait aussi bien dit que toi, ne le dis pas, -- aussi bien écrit que toi, ne l'écris pas. Ne t'attache en toi qu'à ce que tu sens qui n'est nulle part ailleurs qu'en toi-même, et crée de toi, impatiemment ou patiemment, ah! le plus irremplaçable des êtres.”André Gide
“… Mes sens s'étaient usés jusqu'à la transparence, et quand je descendis au matin vers la ville, l'azur du ciel entra en moi.”André Gide
“La pensée de la mort me poursuit avec une obstination singulière. À chaque geste que je fais, je calcule: combien de fois déjà? Je suppute: combien de fois encore? et je sens, plein de désespoir, se précipiter la révolution de l'année. C'est aussi qu'à mesurer qu'autour de moi l'eau se retire, ma soif augmente et que je me sens d'autant plus jeune qu'il me restera moins de temps pour le sentir.”André Gide Citations diverses, Journal
“Je sens en moi, confusément, des aspirations extraordinaires, des sortes de lames de fond, des mouvements, des agitations incompréhensibles, et que je ne veux pas chercher à comprendre, que je ne veux même pas observer, par crainte de les empêcher de se produire.”André Gide livre Les Faux-monnayeursThe Counterfeiters
“Ce qu'un autre aurait aussi bien fait que toi, ne le fais pas. Ce qu'un autre aurait aussi bien dit que toi, ne le dis pas, — aussi bien écrit que toi, ne l'écris pas. Ne t'attache en toi qu'à ce que tu sens qui n'est nulle part ailleurs qu'en toi-même, et crée de toi, impatiemment ou patiemment, ah! le plus irremplaçable des êtres.”André Gide