“Avec ce qui nous animait depuis le début, c’est-à-dire brasser la culture classique et entre guillemets noble, et la culture ignoble, à savoir le cinéma d’action, le jeu vidéo, les séries B, la bande dessinée, tout ce qui est considéré comme sous-culture. On peut apprécier un vers de Racine et une page de Pépito.”Alain Ayroles Interviews
“De cape et de crocs est difficile à classer. D’un côté, c’est une série très classique : 46 planches couleurs, format classique, franco-belge pur jus avec des animaux rigolos, des beaux paysages, un dessin séduisant. Un univers qui a l’air très accessible, mais en même temps qui ne l’est pas tant que ça. Il y a une histoire complexe, des protagonistes dans tous les sens, des dialogues parfois indigestes. Donc, quand on l’a présenté, c’était complètement casse-gueule. Et en fait, on s’est aperçu que les lecteurs aimaient ça et en redemandaient. Ça ne m’a pas surpris tant que ça. Si on respecte les lecteurs et si on leur donne quelque chose d’un peu relevé, ils apprécient.”Alain Ayroles Interviews
“L’esprit de la série n’a pas bougé. J’ai encore les notes d’intention que j’avais écrit pour démarcher les éditeurs. Tout y est. L’aventure, la romance, le panache, les duels, les abordages, sur fond d’humanisme et de tolérance entre les peuples. La seule chose qui a changé, hélas, c’est que ce message humaniste qui imprègne la série pouvait paraître pour de l’évidence à l’époque, comme enfoncer des portes ouvertes. Aujourd’hui, ce sont des évidences qui ont plus que jamais besoin d’être rappelées.”Alain Ayroles Interviews