Citations

François de La Rochefoucauld photo

“La pompe des enterrements regarde plus la vanité des vivants que l'honneur des morts.”

François de La Rochefoucauld (1613–1680) écrivain, moraliste et mémorialiste français

http://books.google.com/books?id=QSdPNfXQavAC&amp;q=%22La+pompe+des+enterrements+regarde+plus+la+vanit%C3%A9+des+vivants+que+l&#x27;honneur+des+morts%22&amp;pg=PA141#v=onepage <br class="br">Later Additions to the Maxims

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“La gloire est le soleil des morts, de ton vivant, tu seras malheureux comme tout ce qui fut grand, et tu ruineras tes enfants.”

Honoré de Balzac (1799–1850) romancier, critique littéraire, essayiste, journaliste et écrivain français

La Recherche de l'Absolu, 1834

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“La moitié de ma vie a mis l’autre au tombeau.”

Pierre Corneille livre Le Cid

Le Cid (1636)

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“Être vivant au sein de la mort. Être debout où l'air et l'eau sont un même rythme couché.”

Edmond Jabès (1912–1991) écrivain et poète français

Le Retour au Livre, 1965

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“Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau.”

Louis Antoine de Saint-Just (1767–1794) homme politique français

Discours, Rapport au nom du Comité de salut public et du Comité de sûreté générale sur les personnes incarcérées, présenté à la Convention nationale le 8 ventôse an II (26 février 1794)

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“À leur tour, sans le vouloir, ils l'avaient rayé de la liste des morts comme de celle des vivants, répétant par amour le geste des assassins.”

Philippe Grimbert (1948) psychanalyste et écrivain français

Au sujet de Simon, frère (mort pendant la guerre) de l'auteur, et dont le nom ne fut plus prononcé par la famille.
Un Secret, 2004

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“Je sens en moi une céleste lassitude. — Lointain et harassant fut mon pèlerinage au saint-tombeau, et pesante, la croix.”

Novalis livre Hymnes à la Nuit

Mais l’onde de cristal, — les sens vulgaires ne la perçoivent pas, — l’onde qui prend sa source au cœur du tertre ténébreux, celui qui l’a goûtée, — celui qui l’a gravi, ce haut lieu au pied duquel vient se briser le flot temporel, celui qui, se dressant sur ces sommets aux frontières du monde, a plongé ses regards dans la patrie nouvelle, dans le domaine de la Nuit, — en vérité, celui-là ne redescend plus aux tumultes du monde, dans la patrie où la lumière habite, en sa perpétuelle agitation.
Là-haut il les dresse, ses tentes, tabernacles de paix, là il porte sa nostalgie et son amour, le regard plongé au-delà, jusqu’à cette heure entre toutes bénie qu’il sera emporté là-bas, dans les eaux de la source ; […]
Hymnes à la Nuit, 1800

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